Ouverture de la 1ère conférence internationale sur les Sargasses

Ouverture de la 1ère conférence internationale sur les Sargasses

Communiqué de presse de l'OECO

La 1ère Conférence internationale sur les Sargasses a été officiellement lancée en Guadeloupe. L’événement qui se déroule du 23 au 26 octobre 2019 réunit l’ensemble des acteurs caribéens et internationaux autour de la problématique des sargasses. Le grand public est invité à visionner les différentes conférences thématiques retransmises en live sur les pages Facebook de la Région Guadeloupe et l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (O.E.C.O) en français et en anglais.

Les délégations officielles de plusieurs pays, territoires et organisations régionales sont présentes en Guadeloupe à l’occasion de la 1ère Conférence internationale sur les Sargasses : l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (O.E.C.O), l’Association des Etats de la Caraïbe (A.E.C), l'Organisation des Etats américains, la Barbade, la Grenade, Antigua et Barbuda, Sainte-Lucie, St. Kitts & Nevis, Anguilla, Montserrat, les Îles Vierges Britanniques, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, la France, Trinidad & Tobago, la République Dominicaine, le Guatemala, le Costa-Rica, le Mexique, le Brésil et les Etats-Unis.

L’événement résulte d’une volonté d’Ary CHALUS, Président de la Région Guadeloupe, et Emmanuel MACRON, Président de la République française. Il vise trois objectifs : 

  • mieux diffuser les connaissances sur le phénomène au grand public,

  • faire un état des lieux des actions mises en place par les autorités des pays et territoires impactés et identifier les meilleures stratégies en réponse à l’invasion des sargasses,

  • renforcer la coopération en la matière par la définition d’une stratégie politique commune associant les acteurs à l’échelle caribéenne et internationale.   

La Conférence internationale sur les Sargasses a été précédée par l’ouverture d’une exposition sur cette thématique à l’Université des Antilles, suivie de discours protocolaires, de la diffusion de deux films et d’un débat avec le public.

Lors de son discours d’ouverture, Ary CHALUS, Président de la Région Guadeloupe, a insisté sur la nécessité de préserver l’héritage maritime des îles de la Caraïbe qui est indispensable à leur développement économique. 
 

Nous continuons à nous battre et à soutenir les villes impactées par l'invasion des sargasses et les entreprises qui ont dû fermer, afin qu’elles ne perdent pas espoir. Je suis donc vraiment heureux d’accueillir cette Conférence internationale sur les Sargasses qui, je l’espère, ouvrira cette porte d’espoir. Nous vivons dans des îles et cet héritage maritime nous a aidé à développer notre économie et une qualité de vie enviée dans le monde entier. Il est vrai que nos littoraux sont particulièrement exposés aux impacts directs du changement climatique mais nous aurions tort de considérer que notre insularité est un handicap. Notre position géographique nous confère une grande responsabilité : les pays et territoires de la Caraïbe doivent être le fer de lance de la responsabilité environnementale.    

June Soomer, Secrétaire Générale de l’A.E.C a rappelé le caractère prioritaire de la problématique des sargasses pour l’ensemble de la région.          

Les principaux chevaux de bataille de l’A.E.C sont la préservation de la mer des Caraïbes, l’environnement et la lutte contre le changement climatique. C’est donc un honneur de participer à cette conférence internationale car nous représentons 25 pays membres et 10 membres associés dont la Guadeloupe. Nous devons relever ce défi d’autant que de nombreux pays et territoires mobilisent énormément de fonds pour essayer de contrôler ce phénomène. Nous en parlons depuis 2011. En 2015, l’A.E.C a organisé un symposium sur l’impact des sargasses. Nous avons à nouveau évoqué le sujet en Juin 2019 au Mexique. Je suis très heureuse car aujourd’hui nous aborderons les solutions, les opportunités et les innovations dans ce domaine. De plus, ce sera la 1ère fois que nous parlerons d’une voix et que nous ferons une déclaration politique importante en tant que région qui aura, nous l’espérons, un impact de dimension internationale.   

A travers la présentation d’un film sur les impacts des sargasses dans les états membres de l’O.E.C.O, Chamberlain EMMANUEL, Directeur du Cluster Environnement de la Commission de l’O.E.C.O, a également souligné les grandes difficultés auxquelles les gouvernements sont confrontées. Il a aussi rappelé l’engagement pris par l’O.E.C.O en réponse à la problématique des sargasses.

Lors de la 5ème réunion du Conseil des Ministres de l’Environnement et du Développement durable de l'O.E.C.O qui s’est déroulée à Montserrat en juillet 2018, le sujet “Algues Sargasses : défis et opportunités” a été déclaré prioritaire, tout comme les mesures à prendre en réponse au phénomène. La très large délégation de ministres présents en Guadeloupe aujourd’hui, témoigne d’un engagement permanent quant à ce phénomène et démontre bien que cette Conférence internationale sur les Sargasses est totalement dans la lignée de notre vision. Nous espérons que ce rassemblement sera un pivot pour explorer des solutions concrètes et développer une meilleure résilience face à l’invasion des sargasses.      

Par la suite, le film “Algues brunes, idées vertes” a été diffusé au public. Produit par Frédéric TYRODE SAINT-LOUIS et réalisé en partenariat avec les étudiants du Lycée de Port-Louis en Guadeloupe, ce film a abordé les effets néfastes des arrivages massifs de sargasses sur l’environnement et la santé des habitants des villes impactées en Guadeloupe, mais aussi les initiatives de traitement et transformation des algues en produits phytosanitaires pour les agriculteurs, ou encore en énergie verte.  

En parallèle des conférences, 55 exposants institutionnels et privés présentent également des innovations sur la détection, l’analyse, la collecte, la gestion et la valorisation des algues sargasses au salon SARG’EXPO.   

Par ailleurs, la Conférence internationale sur les Sargasses permettra aussi de lancer officiellement le projet INTERREG SARG’COOP. Ce projet de coopération ambitieux est financé par les fonds européens, notamment le fonds INTERREG CARAÏBES.

Il associe plusieurs partenaires dont les collectivités de Guyane française, Martinique, Saint-Barthélémy et Saint-Martin, le gouvernement français (Ministères de l’Outre-Mer, de la Transition écologique et solidaire et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation), l’O.E.C.O, l’A.E.C, la République Dominicaine, le Mexique, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (A.D.E.M.E), l’Agence française de Développement (A.F.D), l’Agence française de la Biodiversité (A.F.B), l’Agence nationale de la Recherche (A.N.R) et l’Université des Antilles.

Le projet INTERREG SARG’COOP vise à renforcer la préparation et la résilience des pays et territoires de la Caraïbe face à l’invasion d’algues sargasses. Il donnera lieu à la création d’un centre d’observation, de surveillance et d’alerte, ainsi qu’au développement d’un réseau pluridisciplinaire de professionnels.

Enfin, la conférence internationale sur les sargasses sera clôturée par un sommet au cours duquel les chefs de gouvernements et représentants officiels des divers pays présents signeront une déclaration commune traduisant leur engagement à apporter des réponses concrètes et durables à l’invasion des sargasses. 

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L'Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO) est une organisation internationale dédiée à l'harmonisation et l'intégration économique, la protection des droits de l'homme et juridiques, et l'encouragement de la bonne gouvernance dans les pays indépendants et non indépendants dans les Caraïbes orientales. L'OECO est née le 18 Juin th1981, lorsque sept pays des Caraïbes orientales ont signé un traité acceptant de coopérer entre eux, tout en favorisant l'unité et la solidarité entre ses membres. Le traité est devenu connu comme le Traité de Basseterre, ainsi nommé en l'honneur de la ville capitale de Saint-Kitts-et-Nevis où il a été signé. Aujourd'hui OECO, compte actuellement dix membres, répartis dans les Caraïbes orientales comprenant Antigua-et-Barbuda, du Commonwealth de la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines,Îles Vierges Britanniques, Anguilla et Martinique

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